Certains nous disent qu’on exagère. Vraiment?

* 600 000 femmes par an sont agressées de manière verbale ou physique.

* 1 femme sur 3 se sent en insécurité dans son quartier.

* 8 femmes sur 10 déclarent avoir été soumises à des agressions verbales avec atteintes psychologiques marquantes.

* 84 000 femmes par an, en moyenne, entre 18 et 75 ans sont victimes de viol ou tentative de viol en France.

( source égalité homme-femme.gouv.fr )

* 1/3 des jeunes femmes de 18 à 24 ans ont été victimes de harcèlement verbal ou d’attouchement physique dans les lieux publics nocturnes.(Pratiques urbaines des femmes la nuit à Paris, Claire Gervais)

(Pratiques urbaines des femmes la nuit à Paris, Claire Gervais)

Le sentiment d’insécurité, éprouvé par les femmes dans le milieu de la nuit, est quasi omniprésent. Face à ce constat, que faire? Rester à la maison? Sortir en ayant peur? Subir les incivilités? Nous ne pouvons pas nous y résoudre.

Compagne numérique des déplacements, «Garde ton corps» est l’appli discrète et fidèle, qui redonne un sentiment de liberté aux femmes. Basée sur la géolocalisation, elle propose de suivre les trajets en temps réel de son utilisatrice par ses contacts « favoris », et lui permet de se rendre dans les lieux partenaires afin de s’y sentir en sécurité.

Derniers témoignages

Anonyme

« J’étais dans le parc, en train de prendre des photos d'une vieille grille rouillée. Un homme de l'autre côté de la grille est venu me voir et sans préambule a sorti son sexe et l'a mis devant mon objectif. Je lui ai demandé pourquoi il faisait ça et il m'a répondu : « C'est ce que veulent les grosses chiennes comme toi, non ? Un gros sguègue dans le cul, non ?! » Je n'ai pas su répondre et je suis partie. J'avais juste envie de pleurer. Ça a l'air de rien comme ça, juste un geste pour rire. Mais moi je m'étais sentie très humiliée et cela m'a hanté pendant un long moment. D'ailleurs je n’ai jamais pu retourner dans ce parc. »

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  • 6 Decembre, 2018

    Stéphanie

    Je rentrais chez moi, je dois avouer que j'avais un peu bu avec mes copines à la sortie du travail. Un mec est venu me parler, il voulait avoir mon numéro de téléphone ou aller boire un verre mais je ne voulais pas. Il était de plus en plus entreprenant, il me mettait le bras autour du cou et autour de la taille. À un moment donné, il a même essayé de me faire rentrer de force, en me tirant le bras, dans un bar miteux. Je ne savais pas quoi faire car je ne voulais pas le ramener devant chez moi. J'avais vraiment très peur et je suis restée avec lui dans un endroit très fréquenté. Puis, j'ai fini par croiser quelqu'un que je connaissais (pas très bien). Heureusement, il a de suite compris ce qui se passait et a dégagé le mec sans plus attendre.

  • 1 Decembre, 2018

    Anonyme

    Je travaillais dans l'un des restaurants du casino (jeux et machines à sous) de ma ville. Nous avions quelques clients réguliers. Il y avait notamment ce monsieur d’une soixantaine d’années, bedonnant et lugubre. Il venait souvent seul ou accompagné de ses amis. Il avait pris l'habitude de m’appeler « ma chatte » et plusieurs fois il m'a mis la main sur les fesses dont une fois en disant à ses collègues salaces : « On n’en fait plus des petites putes comme ça ». Et devant mon regard effrayé, il a rajouté « Allez ça va ! Je rigole ! Faut pas l’prendre comme ça ! Hé, va falloir être plus forte que ça si tu veux pas que moi et mes copains on t'embarque de force avec nous ! »
    Je suis allé voir mon chef pour lui raconter la scène, j’étais vraiment choquée. Il m'a juste dit : « Mais que veux-tu ?! C'est grâce à lui que t’as ton salaire ! Alors t'y retournes et surtout tu souris et tu ris à ses blagues ! On ne peut pas se permettre de contredire nos clients réguliers. Et puis il te donne un bon pourboire, nan ?! Alors fait RESET et active toi s'il te plaît ! »
    Je ne suis pas retournée le servir… je n’en avais pas la force. Après ça, le restaurant n'a pas renouvelé mon contrat. »